L’Arctique risque d’être dépourvu de glace en été au cours des prochaines décennies. En septembre 2009, l’étendue de la banquise arctique correspondait à la troisième plus faible depuis le début des enregistrements en 1979. Ceci fait suite à l’étendue la plus faible enregistrée en septembre 2007, la superficie de la banquise représentant environ la moitié du minimum moyen relevé dans les années 1950. Le GIEC déclare, avec grande confiance, dans son quatrième rapport d’évaluation que les modifications continues de l’étendue de la banquise risquent d’avoir des impacts majeurs sur les organismes marins et les activités humaines dans l’Arctique. L’augmentation en zones océaniques pourrait stimuler la production biologique à la limite sud de la banquise, ce qui a un effet positif sur des espèces halieutiques importantes de l’Atlantique du Nord-Est, telles que le cabillaud et le hareng. Elle risque en revanche d’être préjudiciable à d’autres espèces, telles que le phoque annelé et l’ours polaire, tributaires de la banquise pour s’alimenter et se reproduire. La fonte de la banquise au début de l’été pourrait exaspérer ces impacts en créant un décalage entre la période de reproduction des mammifères marins et la disponibilité des proies.
Il se peut que l’accessibilité plus aisée durant les périodes sans banquise permette une navigation plus intense et le développement de la production pétrolière et gazière offshore dans les eaux arctiques. Des activités commerciales en plus grand nombre, dans les zones océaniques et le long des côtes arctiques, vont inévitablement présenter un plus grand risque de pollution et d’introduction d’espèces non indigènes par l’eau de ballast des navires. L’érosion côtière affecte plus particulièrement les lignes côtières arctiques meubles et érodées au fil des temps et est plus probable car la montée du niveau de la mer permet à de plus grandes vagues et ondes de tempête d’atteindre un rivage qui n’est plus protégé par la glace. Il est probable que le risque d’inondation des marécages côtiers soit plus important, affectant les écosystèmes et les populations humaines du littoral. La fonte de la glace et de la neige dans l’Arctique risque également de libérer des contaminants stockés et donc des teneurs plus importantes s’écoulant avec l’eau de fonte.

Origine des données: NSIDC